







Photos : David Fraternali et Gilles Mauron
MADAME, bourgeoise en décomposition et ancienne star déchue, donne un ultime spectacle... dans la rue. Elle retraverse sa vie, oscillant entre nostalgie douloureuse, vanité jubilatoire et culpabilisation des autres, portée par une autosatisfaction aussi excessive qu’hypocrite. À ses côtés, BREDOUILLE, serviteur maladroit et éternel célibataire, rêve de trouver l’âme sœur qui viendrait enfin combler le vide de son existence.
Lorsque la Mort surgit pour réclamer Madame, celle-ci, armée de sa verve, entreprend de négocier... et de désigner un autre pour prendre sa place.
Le spectacle navigue entre texte et chanson, passant sans cesse de l’un à l’autre : la parole déborde en musique et la chanson prolonge le récit, révélant les failles intimes des personnages.
À propos du spectacle
Confessions d’une Nihiliste essaie de faire cohabiter deux figures que tout oppose :
MADAME incarne cette vielle star à la carrière lointaine. Elle évoque son passé, son mari, avec autant d’aigreur que d’émotion, comme si bloquée dans sa gloire d’antan, il était impossible pour elle d’avancer aujourd’hui. Elle regrette la distance qui la lie aux autres comme un déchirement de colère et de mépris.
BREDOUILLE est déraciné, perdu aussi bien sentimentalement que socialement, dépendant des autres sans jamais l’admettre, il cherche désespérément un appui, une âme sœur qu’il interpelle dans le public.
En revisitant le mythe d’Admète et Alceste (celui d’échanger sa mort avec quelqu’un d’autre), la figure intouchable de Madame se retrouve confrontée à une réalité universelle : la mort. Lorsqu’elle frappe à la porte, il n’y a plus d’échappatoire, plus de privilèges.
Alors, que reste-t-il de MADAME face à l’inévitable ? Jusqu’où son pouvoir social peut-il la protéger ?
