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Photos : Romain Triouleyre

Stella Ferrera anime une émission de radio journalière de minuit à 3h du matin dans laquelle elle reçoit au téléphone ses auditeur.ices insomniaques pour discuter. Mais ce soir, un enchaînement d’appels qui semblent tous être liés les uns aux autres emmène Stella à fantasmer les vies de celles et ceux qui l’appellent.

S’entretenant avec chacun d’eux, elle devient le témoin des drames silencieux que leurs voix camouflent. Nous glissons alors dans un thriller théâtral où se révèlent les fragments d’un drame familial plus vaste.

"Allô Stella" interroge les mécanismes de l'emprise paternelle, ses dangers et ses failles, à travers la forme intime, nocturne et confessionnelle de l'émission radiophonique.

À propos du spectacle

Avec « Allô Stella », nous choisissons une entrée viscérale dans les mécanismes de l'emprise et des violences intrafamiliales. La famille forme un microcosme où se tissent secrets, tabous et silences — un espace intime où la violence peut parfois prendre le visage de ceux que l'on aime. Comment se construit alors la chaîne du silence ? Et comment entendre ce qui ne se dit pas ? Écrit en étroite collaboration avec une psychologue spécialisée, « Allô Stella » aborde ces questions sous la forme d'un thriller théâtral. Le suspense devient ici un outil dramaturgique : faire ressentir avant de comprendre, éprouver avant d'analyser. Nous faisons le pari que l'émotion peut ouvrir une voie plus intime et personnelle vers la réflexion.

Presse

  • Le travail de Romain Triouleyre surprend à double titre. D'abord parce qu'il aborde de façon extrêmement fine et par couches sensibles le sujet de l'inceste. Ensuite parce qu'il y trouve une forme très convaincante. Dans un format de confessions nocturnes emprunté à l'iconique Macha Béranger, il confie à la comédienne Sidonie Vilas Boas la tâche d'incarner une passeuse entre la victime et l'auditeurice/spectateurice dans le repli d'un studio éclairé avec chaleur. Avec un sens aigu de la théâtralité, il offre à son personnage victime rien moins qu'un abri.Nadja Pobel, Journaliste (Théâtre(s), La Scène, sceneweb, Le Petit Buletin Lyon)